Exploration avec la table lumineuse – 3 décembre 25
Le 21 novembre dernier, notre formidable intervenante Chloé nous a rendu visite (malgré la neige qui nous a fait ce jour-là la surprise de tomber) pour le plus grand bonheur des enfants (et des adultes !)
Grâce à un magnifique tapis à histoires coloré, elle a notamment rendu vivant l’album Un peu perdu, de Chris Haughton, dans lequel un bébé chouette, perdu dans la forêt, cherche sa maman à l’aide d’un petit écureuil.
Le mercredi 19 novembre dernier, certains enfants inscrits au périscolaire sont allé pique-niquer à la chapelle de Montagnac. Après des jeux de ballon et de “colin-maillard”, nous avons expérimenté une nouvelle “peinture magique” !
Pour réaliser cette petite expérience : mélanger du bicarbonate de soude dans un peu d’eau ; peindre des dessins à l’aide de ce mélange et attendre que cela sèche. Mélanger dans un autre bol du gel hydroalcoolique et du curcuma, puis recouvrir la feuille peinte précédemment avec ce mélange : les dessins réalisés devraient apparaître dans une teinte plus foncée !
Lors de cet atelier peinture les plus grands ont pu s’amuser à créer leurs propres couleurs par des mélanges : du vert, du orange, du violet…
Suite au café parents qui a eu lieu le 10 novembre dernier, voici un résumé de nos échanges sur la thématique abordée : la phase d’opposition.
La phase d’opposition, souvent appelée le terrible two est une étape normale du développement de l’enfant qui se manifeste généralement entre 18 mois et 3 ans. Durant cette période, parfois un peu déroutante pour les parents, l’enfant commence à affirmer son individualité et son besoin d’autonomie, ce qui se traduit souvent par des comportements d’opposition et de “désobéissance”.
Les manifestations de cette phase varient d’un enfant à l’autre, mais on observe fréquemment des crises de colère, des refus catégoriques (« non ! »), des pleurs, une tendance à tester les limites fixées par les parents… Ces comportements sont le signe que l’enfant explore ses capacités de décision, découvre qu’il est une personne à part entière, cherche à comprendre les règles qui régissent son environnement. Il dit « non », non pas pour être « contre » l’adulte, mais c’est sa façon d’exister, de s’affirmer.
Il est important de noter que cette phase est normale et nécessaire pour le développement de l’enfant. Elle lui permet de développer son autonomie, d’apprendre à exprimer ses besoins et ses émotions et de se construire une identité propre. Les parents peuvent aider leur enfant à traverser cette phase en faisant preuve de patience, de compréhension et de cohérence dans leur approche éducative. Il est également utile de proposer des alternatives et des choix à l’enfant, de valoriser ses réussites et de l’encourager à exprimer ses émotions .
Voici quelques pistes pour vous aider, si besoin, à traverser cette période :
– Anticiper et prévenir : identifier les situations qui déclenchent l’opposition (fatigue, faim, frustration) et adapter l’environnement en conséquence.
– Verbaliser à l’enfant au maximum, notamment sur ce qui va suivre (“une fois rentrés à la maison je te donnerai le bain”), en adaptant le vocabulaire à la capacité de compréhension de l’enfant (un enfant de 2 ans n’est pas en mesure de comprendre ce que signifie “cinq minutes”; on lui dira plutôt “quand la chanson est finie”, “dans trois tours de toboggan” etc.)
– Proposer des routines claires et prévisibles pour sécuriser l’enfant.
– Valider les émotions : accueillir les émotions de l’enfant sans les juger. Mettre des mots sur ce qu’il ressent (« je vois que tu es en colère parce que… »). Cela aide l’enfant à reconnaître et à gérer ses émotions.
– Fixer des limites claires et cohérentes : les règles doivent être simples, compréhensibles et appliquées de manière constante. Expliquer les raisons des règles de façon adaptée à l’âge de l’enfant.
– Proposer des choix : offrir à l’enfant des options limitées pour lui donner un sentiment de contrôle (« Tu veux mettre ton pull bleu ou ton pull rouge ? »).
– Utiliser le renforcement positif : valoriser les comportements positifs et les efforts de l’enfant. Les encouragements et les compliments renforcent l’estime de soi et la coopération.
– Gérer les « crises » (qu’on appelle parfois « tempêtes émotionnelles ») : en cas de crise, rester calme et éviter de rentrer dans un rapport de force. Si possible, ignorer les comportements non dangereux et se concentrer sur la sécurité de l’enfant. Proposer un câlin ou un temps calme pour aider l’enfant à se recentrer.
– Prendre soin de soi : la phase d’opposition peut être épuisante pour les parents. Il est essentiel de prendre du temps pour se ressourcer et de ne pas hésiter à demander de l’aide si nécessaire.

